Offre de thèse : Rôle du sommeil paradoxal dans l’apprentissage olfactif

 

La perception olfactive est essentielle non seulement à notre survie mais également pour notre bien-être, en guidant nos comportements alimentaires, sociaux, l’évitement de dangers.... Cette perception des odeurs peut être modifiée par l’expérience, notamment par l’apprentissage perceptif olfactif (APO), qui améliore notre capacité à discriminer des odeurs proches, de façon implicite, suite à une exposition répétée. Le bulbe olfactif, structure clé de cet apprentissage, présente une neurogenèse adulte continue, et la survie de ces nouveaux neurones bulbaires s’avère cruciale pour l’acquisition et la consolidation de l’APO. Toutefois, les mécanismes neuronaux permettant cette survie restent mal connus. Dans de nombreuses formes d’apprentissage, le sommeil joue un rôle majeur avec ses alternances de sommeil lent et paradoxal. Ce dernier est notamment impliqué dans les apprentissages implicites et la consolidation de la mémoire. De plus, dans l’hippocampe, autre région cible d’une neurogenèse adulte, la survie des néoneurones dépend du sommeil paradoxal. Sur cette base, nous émettons l’hypothèse que le sommeil paradoxal contribue à l’APO en permettant la survie et l’activation des nouveaux neurones nés dans le bulbe olfactif adulte.

 

Le projet de thèse poursuivra deux objectifs principaux :

1-Déterminer le rôle du sommeil paradoxal dans la consolidation de l’APO et dans la survie des nouveaux neurones bulbaires, et caractériser les conséquences de sa perturbation sur l’activité du bulbe olfactif et des circuits cérébraux associés, notamment les circuits olfactifs, limbiques et de la récompense.

2-Déterminer si les nouveaux neurones recrutés au cours de l’APO sont spécifiquement réactivés pendant le sommeil paradoxal, et établir le rôle causal de cette réactivation dans la consolidation de l’apprentissage.

Ce travail permettra ainsi de mieux comprendre comment le sommeil paradoxal façonne les circuits olfactifs au cours de l’apprentissage et contribuera plus largement à identifier les mécanismes reliant sommeil et consolidation de la mémoire.

 

Profil du candidat : Master en biologie, de préférence spécialisation en neurosciences.

 

Ville : Lyon, France

 

Conditions offertes : Le candidat sera encadré par Nathalie Mandairon, chercheure CNRS. Le Centre de Recherche en Neuroscience de Lyon (CRNL) est équipé pour réaliser toutes les techniques envisagées dans ce projet. L’équipe et son collaborateur principal (PH Luppi, équipe Sleep du CRNL) possède les compétences nécessaires à la réalisation de l’ensemble des expérimentations qui seront abordées pendant la thèse.

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